lundi 23 mars 2015

Eclipses picturales printanières

Bonjour, l'éclipse de soleil partielle prévue pour ce 20 mars en France n'a été que très peu visible dans la région lyonnaise par faute du mauvais temps, le ciel à conservé sa teinte uniforme grisâtre sans beaucoup laisser filtrer le croissant de soleil. Pour égayer ce début de printemps pluvieux, je vous propose une note picturale chatoyante.
Il y a peu, un documentaire historique sur les femmes artistes peintres, de la Renaissance au vingtième siècle, est passé sur Arte, traitant notamment des difficultés qu'elles rencontrent pour être reconnues et transmettre leur héritage aux générations futures. Je vous présente donc aujourd'hui quelques unes de ces figures qui ont connu une éclipse avant d'être redécouvertes. Sofonisba Anguissola (1532-1625) originaire d'une famille de petite noblesse, fille d'un peintre qui initia tous ses enfants à différents arts, elle reçoit une solide éducation qui la mène à être employée par de riches familles, puis comme suivante de la reine à la cour d'Espagne de Philippe II. Mariée tardivement, elle peignit jusqu'à sa mort avec succès, en dépit de cela, elle tomba rapidement dans l'oubli durant les siècles qui suivirent.
La Partie d'échecs (1555)
Poursuivons avec Marie-Rosalie Bonheur dite Rosa Bonheur (1822-1899) peintre et sculptrice spécialisée dans la représentation animalière. Fille de peintre - comme la grande majorité des femmes peintres ! - elle voit le jour dans une famille pauvre. Orpheline de mère à onze ans, elle commence à travailler et exposer ses premières créations très jeune. Ses tableaux connurent en quelques années un vif succès, son indépendance d'esprit, ses manières masculines - elle fumait, portait des pantalons et les cheveux courts - son homosexualité qu'elle tint secrète, firent relativement peu jaser à une époque pourtant fort conventionnelle. A sa mort Rosa Bonheur légua tout ses biens à sa dernière compagne, la peintre américaine Anna Klumpke.
Le Labourage nivernais (1849)
Terminons par le destin de Margaret Doris Hawkins, née en 1927, aujourd'hui artiste peintre reconnue après des années de lutte. Dans les années cinquante, jeune mère célibataire, dessinatrice talentueuse mais pauvre et peu sûre d'elle, Margaret Hawkins fait la connaissance de Walter Keane, agent immobilier qui devient vite son second mari. Keane, très mauvais peintre mais très bon communiquant et grand manipulateur s'appropriera durant des années l’œuvre de son épouse jusqu'à ce que celle-ci trouve le courage de le quitter et réclamer la paternité - ou devrait-on dire la maternité ! - de ses tableaux. L'histoire de Margaret Hawkins a récemment été portée à l'écran par Tim Burton, le titre Big Eyes, fait référence aux yeux démesurés des personnages de ses toiles - à l'exemple de la toile sans titre ci-dessous datant de 1963 - peintes dans un style naïf, les acteurs et la réalisation sont formidables, je le conseille vivement !  
Terminons par un air de flamenco à la guitare, à bientôt !

6 commentaires:

  1. J'aime beaucoup votre blogon. Je vais le faire suivre autour de moi. Bonne fin de semaine à vous.

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    1. Merci, j'apprécie aussi le votre, je ne laisse pas beaucoup de commentaires faute de temps, bonne semaine à vous également.

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    2. Pas ou peu de commentaires c'est bien aussi; on ne se fait pas agresser! :+) Je vous ai mis sur mon mur Facebook et ça a plu et je vais de ce pas vous mettre sur le blog de la radio. :+)

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    3. http://www.cfm92.com/blog/?p=1927

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  2. Merci, quel est le nom de votre facebook que je vous ajoute en ami ?

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