vendredi 14 juin 2013

Zombies et compagnie

Bonjour, depuis plusieurs années les mort-vivants ont un succès fou, rien que dans le domaine vestimentaire le motif de la tête de mort s'impose au quotidien, en couleurs ou en noir et blanc, sur des foulards, des pulls, des t-shirt, porté comme quelque chose de tendance qui fait vendre, un peu comme si on en avait oublié le sens. Ce motif très ancien s'appelle en histoire de l'art une "vanité" pour signaler combien comptent peu, face à notre condition de mortel, tous nos biens terrestres. Et on l'utilise maintenant comme argument de vente !
Dans le domaine de la fiction, c'est pire encore, les zombies ont littéralement envahi les écrans et les pages des livres. La série de comics Walking dead qui a débutée en 2003 scénarisée par Robert Kirkman et illustrée par Tony Moore a connu un tel succès qu'elle a été adaptée pour la télévision. Le synopsis n'est pourtant pas d'une originalité renversante : un mystérieux virus a zombifié les trois quarts de l'humanité, des petites colonies de survivants entreprennent de se rassembler et de s'organiser pour survivre et entament une marche à travers un continent américain infesté de hordes de zombies avides de chair humaine. S'ensuivent diverses péripéties, les survivants faisant escale dans toutes sortes de lieux abandonnés, fermes, prison, etc.
Les histoires de zombies s'insèrent parfois dans le quotidien, la bd Zombillénium créée par Arthur de Pins en 2010 présente des mort-vivants en proie aux soucis de tous les travailleurs horaires, contraintes, management. Chez Zombillénium, célèbre parc d'attraction, on n'embauche qu'à contrat à durée indéterminée et parfois même pour toute l'éternité. Le personnel de ce lieu de divertissements est en effet exclusivement composé d'authentiques zombies, loup-garous, momies et autres mort-vivants, gérés par Francis von Bloodt, vampire un brin paternaliste. Le personnage principal est Aurélien, jeune homme victime d'une malédiction qui se retrouve par hasard embauché comme démon à Zombillénium. Une jeune sorcière nommée Gretchen est chargée de l'aider à s'intégrer dans l'équipe, ce qu'il réalise avec plus ou moins de bonheur, être une attraction de foire n'étant pas facile tous les jours.    
extrait du tome 1 Gretchen
On trouve également des romances entre humains et zombies comme il y en avait eut avec les vampires. Le film Warm bodies tiré du roman éponyme d'Isaac Marion raconte la renaissance d'un zombie nommé R. grâce à sa relation avec Julie qu'il aime depuis qu'il a dévoré le cerveau de son ancien petit ami, récupérant une partie de ses souvenirs. Je n'ai pas vu le film mais au vu de l'affiche, bien que le récit se déroule encore dans un univers d'apocalypse zombie, cela me semble quand même très édulcoré. Ce joli garçon semble plus frais que certains vivants en fin de soirée ou en période d'examens ^^
Bon j'exagère, l'histoire précise bien qu'il n'est en fait qu'à un stade précoce de zombification. Dans ce monde, il faut un certain temps avant d'être entièrement décomposé et incapable de revenir à la vie. Les zombies parvenus à ce stade s'appellent des "osseux" et ressemblent d'avantage aux mort-vivants classiques, cadavres sans émotions mus par la volonté de faire de tout vivant leur casse-croûte. Il existe toute une mythologie propre aux zombies et certains connaisseurs sont très à cheval dessus. Une vidéo sur le phénomène pour conclure.
  
A la semaine prochaine !

3 commentaires:

  1. Bonjour Ismène, sais-tu qu'il existe aussi une étude de la signification possible de cette affluence de zombies aujourd'hui dans la littérature (enfin, dans une certaine littérature!) et dans le cinéma (idem): "Petite philosophie du zombie" d' Irvin Yalom paru aux PUF en 2012. Je m'en souviens maintenant, j'en avais parlé à Marc sachant son intérêt pour ce qu'on appelle aujourd'hui le fantastique et qui n'est que du surnaturel.

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  2. Oui, je connais ce livre, Victor l'a reçu à Noël dernier mais l'a très vite ramené à son appartement, je n'ai eu le temps que de le survoler. C'était très intéressant mais sachant que mes lecteurs ne sont pas tous des universitaires passionnés, j'évite les ouvrages trop ardus.
    Tu fais erreur sur l'auteur, il s'agit de Maxime Coulombe, philosophe, et non Irvin Yalom qui lui est écrivain et psychiatre !

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  3. Ah merci! pourquoi donc ai-je mis Irving Yalom dans le même sac. Qu'ai-je lu de ce dernier? ma mémoire commence à faire de sérieux noeuds.Et mon cahier de lecture aussi si je ne marque pas les choses en ayant le bouquin sous les yeux!

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