vendredi 28 juin 2013

Vaste monde

Bonsoir, je travaille à ma note historique, comme elle promet d'être touffue elle sera reportée à la semaine prochaine, sans compter que je cumule par ailleurs pas mal d'autres activités, préparation du permis, entretiens d'embauche, petites besognes quotidiennes, et que je me fais vieille - j'ai fêté mes vingt-cinq ans la semaine dernière :)
Aujourd'hui, je présenterai les œuvres de deux femmes à la fibre scientifique et métaphysique, s'intéresser aux lois et représentations de notre vaste monde fut longtemps un privilège masculin, il est donc important de parler des vocations féminines dans ces domaines.
En premier lieu, Marion Montaigne, trentenaire auteure depuis 2008 d'un blog bd de vulgarisation scientifique qui a commencé à être édité sur papier il y a deux ans et se poursuit toujours sur le net.
http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/
Sous le pseudonyme et les traits d'une petite professeure à moustaches, elle aborde toutes sortes de questions scientifiques, des plus sérieuses aux plus farfelues - le suicide des cellules, les manipulations génétiques, les mœurs des animaux, le sexe, les expériences de savants fous, les lasers, etc - avec rigueur, pédagogie et un humour complétement déjanté très efficace, servi par un dessin précis et caricatural. Chaque article est introduit par la carte postale virtuelle d'un lecteur tourmenté par des questions existentielles aussi diverses que : peut-on opérer en apesanteur, comment baiser comme une bête, est-ce qu'une tête fraîchement décapitée vit encore un peu, comment viennent les rêves, etc.

Le premier tome regroupe les articles s'intéressant aux incohérences scientifiques des films et séries télévisées, il fera le bonheur de n'importe quel spectateur s'étant laissé prendre au jeu de la fiction tout en souriant devant le caractère singulièrement improbables de certains scenarii - même réalistes comme "Les experts" - tous démontés sans la moindre pédanterie. Le Professeur Moustache n'étant pas plus tendre avec elle-même qu'avec les protagonistes de ses démonstrations. Le second tome est quand à lui orienté sur les mystères de la biologie et plus particulièrement du corps humain.

La seconde auteure, Olive Schreiner (1855-1920), née au milieu du bush sud-africain dans une communauté de missionnaires allemands, eut toute sa vie l'ambition d'étudier et pratiquer la médecine tant pour venir en aide à ses contemporains que par désir personnel de connaissance.
Elle exerça divers métiers, gouvernante, infirmière avant de s'engager comme militante pacifiste et féministe. En dehors de ses écrits sociologiques et politiques Schreiner publia quelques récits romanesques dont le premier, La Nuit africaine, édité pour la première fois en 1883 sous un pseudonyme masculin, Ralph Iron, fut d'emblée salué comme une œuvre forte. C'est l'un des romans les plus étranges que j'ai jamais lu. Un texte inclassable, formé de saynètes tour à tour lyriques, grotesques ou tragiques, description clinique et glaçante de la société coloniale protestante sud-africaine, récit de la tentative d'émancipation de jeunes gens, réflexion scientifique et métaphysique. Pour tenter de donner un résumé plus concret, nous dirons que l'histoire se concentre sur la vie d'habitants d'une petite ferme perdue dans le bush, grands et petits voués à la violence d'une société repliée sur elle-même. Deux enfants du domaine, Lyndall et Waldo, y grandissent en marge, tentant de s'émanciper de cette communauté étriquée qui traite l'un en simple d'esprit et l'autre en future servante ou objet de plaisir. Lyndall la rebelle se plonge dans les études, rejette le mariage et tente de fuir cette terre et l'asservissement qui, en tant que femme, la guette. Waldo, beaucoup plus rêveur ne quitte pas la ferme, obsédé par de mystérieuses créations et le besoin de trouver un ordre et un sens à la vie. Pour vous faire une idée un petit extrait :
"Nous voyons les organes [...] les intestins joliment disposés en spirales, chaque étage recouvert d'un réseau délicat de tout petits vaisseaux qui se détachent en rouge sur un fond bleuâtre. Chaque vaisseau se divise et se subdivise jusqu'à former comme un filet d'une finesse et d'une symétrie incomparable [...] Mais surtout [...] nous faisons une curieuse constatation: c'est exactement la même forme, le même dessin que les rameaux de nos acacias en hiver; le même dessin aussi que cette dentelle argentée sur les rochers; le même tracé que suit le filet d'eau quand il s'échappe librement du réservoir; la même forme que les cornes du scarabée cornu. Qu'est-ce qui relie ces choses entre elles, pour qu'elles aient tant de traits communs ? Est-ce le hasard ? Ou ne serait-ce pas plutôt qu'elles sont les branches d'un même tronc, dont la sève circule en nous tous ? "
Et pour terminer, mon coup de cœur musical du moment, Half Moon Run, jeune groupe de rock indé canadien aux morceaux envoûtants, enjoy et à bientôt !

13 commentaires:

  1. Je suis un professeur tatillon, alors je ne peux m'empêcher de m'étonner de te voir sacrifier à cette mode qui consiste à féminiser(et encore, sans utiliser les règles de la suffixation existantes!) les noms indiquant une profession exercée par une femme... Sache que l'Académie n'a pas encore admis ces changements que je juge stupides car les mots n'ont pas de sexe. On doit dire un auteur, un professeur, pour une femme comme pour un homme.Hélas, maintes personnes, quoique instruites (des instituteurs, des pasteurs etc) se croient obligées à ce féminin. De même, ces personnes craignant qu'on les accuse de phallocratie, se croient tenues de dire "tous et toutes" ou "chacun et chacune"...Pauvre monde! La véritable égalité c'est: même fonction pour tous!

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  2. Bonsoir, je viens de vérifier, ce n'est pas pour faire politiquement correct que j'ai employé ce terme mais parce qu'il existe et commence à être couramment employé de nos jours, même s'il n'est pas encore officiellement accepté. Il nous vient du Canada. Le genre des mots a l'air anodin mais il peut nous apprendre beaucoup sur une culture et indiquer les mutations d'une société. En allemand le mot soleil est féminin - on dit "Die Sonne" - parce que dans la mythologie nordique la déesse Sol personnifie le soleil et son frère Mani la lune, exactement l'inverse de la symbolique méditerranéenne !

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  3. Ce n'est pas parce que cela "commence à être couramment employé"* ou parce que cela vient du Canada (ou d'ailleurs) que cela doit être suivi! Ce que tu m'indiques sur "soleil" et "lune" est bien connu et s'explique précisément par la mythologie. Ce n'est pas pour cela qu'il faut attacher une importance psychologique au fait que les mots soient masculin ou féminin!On dit "une" armoire, mais aussi "un" placard,"le" pouvoir, mais aussi "la" puissance etc.(Dans un autre domaine, à propos de genre: En Suède, dans certaines écoles maternelles, on a décidé de bannir toutes marques de genre: les enfants sont habillés unisexes et les jeux communs.Bon! Mais on a poussé la chose jusqu'à ne jamais prononcer les mots "garçon" ou "fille"et à dire "il" "l'enfant"pour qu'ils ne s'identifient pas à un genre particulier...)
    *Citons une erreur couramment rencontrée dans la presse, la confusion dans la graphie de deux mots:empreint et emprunt;autre erreur, la confusion entre deux mots, voire trois:détonner,
    détoner et dénoter. Ce ne sont que quelques exemples qui dénotent une méconnaissance de la langue. Faut-il déclarer correctes ces façons de s'exprimer parce que beaucoup s'expriment ainsi?

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  4. La prochaine fois j'userais du mot "romancière" ou "écrivaine" qui a été accepté, lui, preuve que les mots continuent à évoluer, je crois que je ferais bientôt un article sur le genre car ce sujet déchaîne les passions ! Pour en revenir à la manière unisexe de s'occuper des enfants, c'était déjà le cas en Europe jusqu'au début du vingtième siècle. On leur laissait à tous les cheveux longs et tous étaient vêtus de petites robes jusque vers six ans, les garçons plutôt dans les tons du rose, déclinaison du rouge, couleur virile, et les filles en bleu, couleur de la Vierge Marie. Aujourd'hui c'est l'inverse avec le rose "barbie" et le bleu "footballeur", est-ce que tu as lu "Masculin/Féminin" de Françoise Héritier ?

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  5. "Ecrivaine" encore un néologisme, revendiqué certes par Benoîte Groult et d'autres, qui, ce faisant, désignent leur écriture comme "féministe", d'autres diront "féminine". Mais d'autres femmes qui écrivent tiennent au terme "écrivain", montrant que l'écriture n'a pas de sexe,et refusant qu'il y ait une spécificité de l'écriture en fonction du sexe.(Au fait, le mot littérature a un genre,tiens donc, féminin!)De même une femme du barreau de je ne sais quelle ville déclarait récemment qu'elle tenait à être "avocat", et non "avocate" et devait donc être appelée "maître".C'est une fonction, et non une qualité, aucune raison de l'accorder comme un adjectif qualificatif.

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    1. Pourquoi dit-on vendeuse, caissière, ouvrière, infirmière, maîtresse d'école, assistante maternelle, serveuse, coiffeuse, mais femme auteur, professeur, avocat, écrivain, médecin, directeur etc ? Le français est une langue qui comprend deux genres, masculin et féminin. La féminisation des noms de fonction n'a rien de nouveau et est encore moins une mode. Pendant des siècles, il existait une forme féminine pour chaque nom de métier, on trouve ainsi dans les écrits anciens les termes : autrice, escrivaine, gouverneresse, inventrice, jugesse, lieutenante, médecienne, officière, peintresse, sculpteuse, procureuse... La disparition des féminins des noms de ces professions correspond à l'entrée en nombre des femmes dans ces mêmes domaines professionnels. Vous prétendez que les mots n'ont pas de sexe, et que professeur, écrivain ou avocat sont neutres, or ils sont bien accordés au masculin. Vous écrivez que " La véritable égalité c'est: même fonction pour tous! " Dans ce cas pourquoi ne pourrait-on pas dire professeuse, écrivaine ou avocate pour les hommes comme pour les femmes ?
      Chaque année, de nouveaux mots entrent dans le dictionnaire, mais tous les féminins des noms de métiers prestigieux et intellectuels (et uniquement ceux-là) sont vigoureusement refusés et rejetés, bien qu'existant depuis longtemps, le blocage à leur encontre est massif. La raison en est simple : employer les noms de certains métiers au seul masculin est un rappel à l'ordre, c'est une manière de dire qu'il s'agit là d'un métier d'homme, et ainsi on refuse de reconnaître la légitimité des femmes qui l'exercent sans en avoir l'air. Cet usage contribue également à l'invisibilisation des écrivaines, sculptrices, inventrices etc. Exemple : si vous tapez dans votre moteur de recherche "femme auteur", vous tomberez sur des auteurs qui ont écrits sur des femmes, pas ou peu sur des autrices. D'ailleurs que l'on ait besoin de préciser femme auteur ou femme peintre indique que ces mots ne sont pas neutres, car on n'entend jamais homme auteur ou homme peintre.
      De surcroît, savez-vous que dans toutes les langues qui connaissent les deux genres féminin et masulin, chaque nom de fonction possède une forme féminine ? Que les étrangers rient de la frilosité franco-française à ce sujet ? Comme disent les anglais, il faudrait vous envoyer des ethnologues !
      Quant à la règle du masculin qui l'emporte, elle est injustifiée, rétrograde, basée sur la prétendue supériorité des hommes par rapport aux femmes, humiliante et dégradante pour les petites filles qui doivent l'apprendre et pour les femmes en général. Selon cette règle, si mille femmes et un chien se trouvent dans une assemblée, il faut dire "ils". Abject ! Affirmer que celleux qui bousculent ces règles de grammaire misogyne sont politiquement corrects est ridicule. Défendre l’idéologie traditionnelle, établie et dominante et faire croire que l’on est subversif est la stratégie habituelle des grands réactionnaires. C'est le propre des langues vivantes que d'évoluer. Une langue qui ne change plus est une langue parchemin, ou une langue morte.

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    2. Très intéressant ce débat! Merci Sylphe de ces renseignements.Au fait quel est le féminin de l'anglais "teacher"? Par ailleurs, dans les pays où, dites-vous on est "moins frileux" de ce côté -là, les femmes sont-elles mieux traitées? je n'ai pas l'impression,hélas.Pouvez-vous m'indiquer d'autre part, quels sont les textes anciens auxquels vous faites allusion et où on peut les trouver. Je vous en remercie par avance.Il est certain que si l'on accorde une valeur "morale" aux règles de grammaire, dire "le masculin l'emporte sur le féminin" est du machisme ou de la misogynie. Mais si l'on écrivait l'inverse, cela serait tout autant condamnable. Aussi, il me semble que nombre d'esprits "raisonnables" ont vu tout simplement dans cette règle, l'utilisation d'un neutre, comme cela devrait pouvoir exister et qui permettrait d'inclure le genre X... Les grammaires françaises ont juste eu le tort de faire un raccourci, du fait que cette forme neutre était identique à la forme du masculin...(J'oubliais: Si mille crottes de chien et un homme se trouvent quelque part, il faut dire "ils", c'est pas abject?)

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    3. Je serais également curieuse de connaître les sources de Sylphe, j'avais croisé certains de ces mots, d'autres me sont totalement inconnus. Pour répondre à votre commentaire, les règles de grammaire ne sont pas des choses détachées du réel : elles sont le reflet des systèmes de pensée d'une société. Un peu d'étude des jurons : l'insulte "con" très largement répandue, désigne à la base le sexe féminin considéré comme une chose stupide et dégoûtante. Votre comparaison finale me choque franchement parce qu'assez révélatrice de cette tendance à relier le féminin à la saleté, l'impureté, le moins qu'humain que la comparaison de Sylphe dénonçait justement. Réfléchissez-y avant d'écrire, les mots sont importants !

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  6. Ben oui, "con" est très courant, même sans être une injure,comme signe de ponctuation!cela dit, je ne sais pas si, comme insulte, cela sous-entend "une chose stupide et dégoûtante", je crois plutôt que cela a à voir avec le fait de se "faire avoir"; le con est ... à prendre!( Je sais , je vais vous faire bondir,je fais simplement de la sémantique!)Cela dit, vous n'ignorez sans doute pas que le con est au sens premier, un...lapin.
    Mais pour les insultes, on peut utiliser aussi bien ce qui désigne l'organe masculin: tête de noeud, couillon,p'tite bite etc.
    Quant à la phrase qui vous choque (et qui n'est d'ailleurs pas une comparaison), c'est juste pour prendre un exemple "abject" pour parodier Sylphe, et je n'avais nullement l'intention de relier le féminin à la saleté etc. Il faut arrêter là, vous faites une fixation!

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  7. Bonsoir à tous! Le problème c'est qu'enrichir la langue de quelques féminins ne changera pas fondamentalement les choses. Le terme "homme" par exemple, ne désigne pas seulement le
    mâle mais aussi l'espèce. Faut-il inventer un nouveau mot pour désigner cette dernière? Dans les prédications, mes collègues ne manquent pas de dire chaque fois "les hommes et les femmes", alors que le contexte permet de comprendre qu'il s'agit de l'espèce, mais comme je me suis entendu reprocher une fois par quelqu'un d' un peu borné: "Tu oublies les femmes!" je dis maintenant "les êtres humains",ou "l'humanité" au lieu de dire "l'Homme",car si l'on oublie le contexte, évidemment, la majuscule ne s'entend pas à l'oral...Pauvre monde qui n'est pas assez subtil!

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  8. Bon, je me doutais un peu de vos objections. Le but du débat était juste de faire remarquer qu'utiliser toujours le genre masculin comme "neutre universel" n'était pas une évidence. Ce n'est pas quelque chose qui s'est décidé en concile, ce sont plutôt des processus sociaux plus ou moins conscients. J'ai répondu du tac-au-tac car votre exemple faisait réponse de troll d'où mon exaspération, j’essaie de garder un minimum de sérieux dans les commentaires que je clôturerais bientôt si personne n'a rien à rajouter au débat.

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  9. @ Claude : vous êtes d'une mauvaise foi ! Ignorez-vous qu'en anglais les noms sont neutres ? La distinction entre les genres féminins et masculins est même source de difficultés pour les anglophones qui apprennent le français ! Je vous parlais de langues qui connaissent les deux genres féminin et masculin telles que l'allemand, l'espagnol ou l'italien, pour lesquelles chaque nom de métier existe à la forme féminine et masculine. Quant à votre exemple "mille crottes de chien et un homme", en quoi est-il abject ? Il démontre une fois de plus que le masculin l'emporte, que l'on parle d'un homme et mille femmes ou mille crottes (ce qui ne paraît guère différent dans votre esprit ainsi que le relève Ismène).
    Pour les exemples que j'ai donnés, je vous laisse ce lien http://www.siefar.org/la-guerre-des-mots/les-mots-de-a-a-z.html?lang=fr&li=art67 : cliquez sur un terme pour avoir des exemples.
    J'espère au moins que Claude et Agrado sont cohérents avec eux-mêmes et disent femme acteur, coiffeur, vendeur, infirmier, ménager et soubret !
    Le neutre n'existe pas en français, il existait en latin et même en ancien français mais a disparu et c'est le masculin qui a pris sa place. En s'attribuant le neutre, l'homme s'est attribué l'universel, l'humain, et il en a séparées les femmes, les renvoyant à l'altérité et à la spécificité. Agrado, si l'on parlait des Femmes, de la Femme avec une majuscule pour désigner l'humanité, vous sentiriez-vous vraiment inclus ?
    Andrea Dworkin écrivait : "les hommes ont le pouvoir de nommer, un pouvoir immense et sublime [...] il faut bien comprendre le fait fondamental que nous, les femmes, nous sommes fait voler le pouvoir de nommer. La suprématie masculine est fusionnée au langage, de sorte que chaque phrase la proclame et la renforce."
    Pour ma part, je n'attendrais pas la permission masculine pour utiliser la forme féminine des noms de métiers, et même employer le pronom elles pour parler de mille hommes et d'une femme si ça me chante.
    En tout cas, toutes les indignations, rappels à l'ordre et oppositions suscitées par la transgression de la règle du masculin universel en français démontrent qu'il s'agit là de bien plus qu'une simple histoire de mots, et quand quelqu'une récuse ces préceptes de langage, c'est toute une idéologie qu'elle conteste.

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    1. Merci pour cette réponse, je clos là les commentaires et le débat en signalant pour les curieux un roman d'Isabelle Alonso : Roman à l'eau de bleu. Il raconte l'histoire de deux adolescents dans un univers construit sur un mode inverse au notre où les femmes sont le sexe dominant. L'auteure s'est même amusée à féminiser les noms sur le principe de la priorité grammaticale accordée habituellement au masculin !

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